Croisement(s)
At last !
Trouvé sur place
D'abord il y a ça, presque au hasard...
Pis la découverte de ça...
Alors qu'en fait, c'était ça...
Pourquoi pas....
De chez moi 1 (bis)
Pour re-commencer
Photo : Marine Broussaud
http://marinebroussaudphotographie.wordpress.com/
Jeanne n’avait jamais pensé à craindre la mort.
Jeune fille de 28 ans, rieuse et claire, elle aimait voir dans le levé du soleil une aube nouvelle dans laquelle elle pouvait s’élancer.
Jeanne aurait pu être religieuse. Elle en avait l’étoffe. Mais elle aimait trop les aubes pour être contrainte de les partager à travers barreaux et grilles d’une communauté.
Jeanne n’était pas religieuse. Elle était croyante. Croyante en un dieux qui lorsqu’il ouvre les yeux, illumine la terre ; et en prend soin.
L’aube de ses 29 ans la fit neuve.
Le goût qui lui éclata dans la bouche à l’éclosion du premier rayon la fit cracher. Le frisson qui la pris dans le dos pour l’irradier pleinement jusqu’aux entrailles la fit vomir de bile collante et boueuse.
Jeanne dégorgea à genoux, laissant le jour nouveau la raboter.
L’enterrement de sa mère eut lieu trois jours plus tard, selon la tradition.
Jeanne dormit peu ses trois derniers jours.
Si le frisson s’était enfin dissipé, ce goût ignoble dans la bouche la tenait éveillée ; aux aguets. Les condoléances et le deuil passèrent sur elle comme le vent, éparpillant les convives.
Dans la nuit finissante, Jeanne marche vers le cimetière.
La pluie forme des miroirs animés sur le sol et déforme le monde de façon chaotique.
Sur la tombe fraîche de sa mère, Jeanne veut voir sa première aube d’orpheline.
Elle se plante debout sur la pierre et fixe le ciel.
Jeanne attend.
Les aubes grises sont mystérieuses. Il faut les guetter avec attention si l’on ne veut pas se retrouver soudainement pris dans le jour.
La pluie piquante se mêle à ses larmes.
Face au ciel, Jeanne prie.
Elle prie son dieu pour sa mère.
Elle prie son dieu aussi pour elle. Pour le courage. Pour le goût dans la bouche qui ne cesse.
Jeanne ne voit pas l’aube ; Jeanne est prise dans le jour.
Non plus qu’elle ne saurait dire depuis quand le reflet mouvant de sa mère est apparue dans une de ces multiples flaques qui jonchent le sol.
Jeanne regarde sa mère.
Jeanne regarde le visage de sa mère dans cette eau ronflante et ne peut se résoudre à sourire.
Une phrase coule alors de sa bouche, des mots lui échappent. « Faut-il avoir peur ? » disent les mots. Et ces mots lui échappent qu’elle ne peut retenir tandis qu’elle brûle de se jeter à plat ventre dans cette eau boueuse et d’étreindre sa mère. Cependant ces mots coulent qu’elle ne peut retenir. Jeanne immobile attend les mots de sa mère, sachant que le reflet d’une aube n’est pas l’aube.
Et le : « oui » que n’attend pas Jeanne éclate en son corps. Et l’horrible frisson la prend, qui ne la quittera pas. Qui ne la quittera pas. Qui ne la quittera pas.
Aujourd'hui
Balcon fleuri
De passage chez ma fille,
Je vois son balcon
(enfin, sa petite fenêtre à la parisienne
munis d'un espace assez étroit pour y mettre quelques plantes),
Pis voilà.
Deux pour un.
Il y a un mois,
Une dent est tombée
La bouche salit de sang
Crache sa bile rougeâtre....
Aujourd'hui,
C'est une tout autre affaire...
Le rapport entre l'un et l'autre ?
Aucun !
C'est deux pour un.
Face au mur ...
... ne veut pas dire au pied du mur !
En attendant le train.
Et moi, des fois, j'aime les retards.
Face de Lune II
Tient,
j'me suis r'mis au dessin.
The moon
Les soeurs jumelles ou...
... le don d'ubiquité.
devenir un assassin
Ce soir,
avec la complicité de mon fils,
je suis devenu un assassin...
...pis ça me plait bien ...
De sauterelles en châteaux
Caen,
la nuit,
un château fort orné de poteaux et de fils électriques...
Tel un sorcier,
je sors mon déluminateur et HOP !
Le château de ville
devient
château des champs...
Ah oui !
Pourquoi les sauterelles ?
parceque :
Lipossussion
Voilà,
Je sais le faire :
AVANT :
APRÈS :
Je vais devenir chirurgien...
apprentissage
Depuis que je bidouille de loin sur Photo Shop,
je me suis dit que ce serait pas mal
d'apprendre un peu quoi...
En suivant des tutoriels sur la toile,
j'ai commis ça :

Pis ça :
La prochaine fois,
je me colle aux paysages...
To build a home
Allons à la campagne....
"Ma grand mère habite dans le Loir et Cher..."
Je me souviens de cette toune chantée par je ne sais plus qui
au moment où l'on a commencé à aller à la campagne, dans le Loir et Cher parce que Mémé voulait une maison de campagne.
J'y ai découvert la coupe du bois, la conduite d'un tracteur, la mort du cochon, du poulet, du lapin, la mise à bas d'un veau... On a même failli mettre le feu à toute la région en jouant avec des allumettes pendant la grande sécheresse de 1976.
Enfant, nous faisions des courses autour de la maison, à vélo ou en courant comme des dératés.
Le tout, toujours chronométré.
Aujourd'hui, c'est à un tour d'une petite minute que je t'invite.
Évidemment, nous, nous mettions bien moins de temps...
























